DOCUMENT DE TRAVAIL - AOÛT 2026
Cadre fiscal préliminaire chiffré : réforme fiscale des particuliers et des sociétés sur quatre ans
Des taux plus bas. Une assiette élargie. Un bilan conservateur et publié de l'écart.
Sommaire exécutif
Ce document présente un cadre budgétaire entièrement chiffré pour la réforme fiscale provinciale sur quatre ans du PaCQ. Il décompose la récupération des revenus par source, modélise des réformes structurelles de l'État, traite la réforme de la SAQ et de la SQDC comme une transition vers un modèle privé de taxe-et-majoration plutôt qu'une simple perte de dividende, et inclut une simulation d'assiette fiscale montrant comment la migration de paliers améliore sensiblement le portrait à long terme. Le modèle ne suppose délibérément pas que les baisses d'impôt s'autofinancent : le taux de récupération dynamique central à long terme est d'environ 40 %, ce qui signifie que chaque dollar de réduction d'impôt produit environ 40 cents de revenus provinciaux additionnels.
Indicateur | 5 ans (2027-31) | 10 ans (2027-36) | 15 ans (2027-41) |
|---|---|---|---|
Réduction brute des revenus fiscaux | 72,5 G$ | 188,3 G$ | 322,5 G$ |
Récupération dynamique des revenus | 19,0 G$ | 60,6 G$ | 113,0 G$ |
Économies structurelles gouvernementales | 12,8 G$ | 36,6 G$ | 63,0 G$ |
Fermeture d'échappatoires fiscales | 2,9 G$ | 7,7 G$ | 13,1 G$ |
Coût fiscal net SAQ/SQDC | 0,4 G$ | 1,0 G$ | 1,7 G$ |
Taxe foncière récurrente (compensation) | 0,2 G$ | 0,7 G$ | 1,1 G$ |
Impact fiscal net | 38,0 G$ | 83,7 G$ | 133,9 G$ |
Le coût brut annuel à pleine mise en œuvre (2030) est d'environ 20,6 milliards de dollars. Après la récupération dynamique (~6,2 G$), les économies structurelles (~3,5 G$), la fermeture d'échappatoires (~0,8 G$) et d'autres compensations, l'écart fiscal net annuel en 2030 est d'environ 10,1 milliards de dollars, déclinant vers un éventail récurrent de 9 à 11 milliards par année d'ici le milieu des années 2030 à mesure que l'économie se consolide.
Un déficit ou un surplus? - Le chiffre annuel, clairement
Il s'agit d'un écart de financement annuel récurrent, non d'un coût ponctuel, et il ne bascule vers un surplus dans aucun scénario modélisé. C'est toutefois un écart bien plus petit que le prix affiché de 20,6 G$ des baisses d'impôt, parce que la récupération, les économies structurelles et les mesures de la section 10 travaillent toutes à le réduire chaque année.
Figure - L'écart fiscal réel, année par année (scénario central) : la réforme de base seule, et avec les mesures de taxes de consommation et de garde de la section 10 superposées.
Année | Réforme de base, écart annuel | Avec nouvelles mesures, écart annuel |
|---|---|---|
2027 | 3,7 G$ | 3,0 G$ |
2030 (pleine mise en œuvre) | 10,1 G$ | 9,4 G$ |
2035 | 9,2 G$ | 8,5 G$ |
2041 | 10,5 G$ | 9,8 G$ |
Une fois la réforme pleinement déployée, le Québec devrait financer un écart d'environ 9 à 10 milliards de dollars par année, non le prix affiché de 20,6 milliards. Les mesures de la section 10 retranchent encore environ 0,68 G$/année. L'écart se resserre vers 8 à 9 G$ au début et au milieu des années 2030, puis remonte vers 9,5 à 10,5 G$/année au début des années 2040. À aucun moment la réforme seule ne produit un surplus.
1. Contexte budgétaire de référence
Tous les chiffres de référence proviennent du Budget 2026-2027 du Québec et de la Mise à jour économique et financière de mars 2026.
Indicateur de référence | Valeur |
|---|---|
PIB nominal 2026 à 2030 | 666,9 G$ à 762,4 G$ |
Croissance réelle du PIB 2026-2030 | 1,1 % à 1,5 % par année |
Revenus autonomes 2026-27 | 134,4 G$ (50,8 G$ IRP, 14,5 G$ sociétés, 30,0 G$ TVQ) |
Déficit comptable 2026-27 | 6,3 G$ (0,9 % du PIB) |
Dette nette / PIB, mars 2026 | 38,8 % (cible : 35,5 % d'ici 2032-33, 32,5 % d'ici 2037-38) |
Création d'emplois 2027 (projection budgétaire) | 16 100 (bassin de main-d'œuvre en déclin) |
Taux de chômage réel, juillet 2026 | 5,6 % (contre une projection budgétaire de 4,0 % à 4,6 %) |
2. Le train de réformes fiscales
Figure - Seuil du palier supérieur, aujourd'hui par rapport à celui proposé pour 2030.
D'ici 2030, le montant personnel de base passe de 18 952 $ à 23 500 $, les quatre taux marginaux diminuent, et le seuil du taux maximal s'élargit de 132 245 $ à 250 000 $. Le taux général des sociétés passe de 11,5 % à 5,0 %, mis en œuvre progressivement de 2027 à 2030. La réforme exempte aussi les premiers 3 500 $ de revenus admissibles en heures supplémentaires et réforme l'imposition des avantages sociaux payés par l'employeur.
Impôt sur le revenu des particuliers du Québec en 2026 et déploiement sur quatre ans
Année | Montant personnel de base | 1er palier | 2e palier | 3e palier | Taux maximal |
|---|---|---|---|---|---|
2026 (statu quo) | 18 952 $ | 14 % jusqu'à 54 345 $ | 19 % jusqu'à 108 680 $ | 24 % jusqu'à 132 245 $ | 25,75 % |
2027 | 20 000 $ | 12,75 % jusqu'à 56 000 $ | 16,5 % jusqu'à 112 000 $ | 20,5 % jusqu'à 220 000 $ | 23,5 % |
2028 | 21 500 $ | 12,25 % jusqu'à 58 000 $ | 16,0 % jusqu'à 116 000 $ | 20,5 % jusqu'à 230 000 $ | 23,5 % |
2029 | 22 500 $ | 11,75 % jusqu'à 59 000 $ | 15,8 % jusqu'à 118 000 $ | 20,5 % jusqu'à 240 000 $ | 23,5 % |
2030 | 23 500 $ | 11,75 % jusqu'à 60 000 $ | 15,75 % jusqu'à 120 000 $ | 20,5 % jusqu'à 250 000 $ | 23,5 % |
Taux général d'impôt des sociétés et déploiement sur quatre ans
Année | Taux général des sociétés | Réduction depuis 2026 |
|---|---|---|
2026 (statu quo) | 11,5 % | - |
2027 | 9,875 % | -1,625 pp |
2028 | 8,25 % | -3,25 pp |
2029 | 6,625 % | -4,875 pp |
2030 | 5,0 % | -6,5 pp |
Revenu imposable annuel | Économies provinciales estimées sur quatre ans |
|---|---|
50 000 $ | ~3 184 $ |
80 000 $ | ~6 635 $ |
120 000 $ | ~11 977 $ |
180 000 $ | ~23 247 $ |
250 000 $ | ~36 147 $ |
Qui en bénéficie : économies d'impôt par niveau de revenu
Le tableau à cinq points est illustratif; le portrait plus complet calcule l'impôt provincial payable selon les paliers du statu quo de 2026 et les paliers proposés pour 2030 directement à partir des formules statutaires, en régime stable.
La part du revenu que chaque contribuable conserve est assez stable au milieu de la distribution (environ 2,5 % entre 25 000 $ et 75 000 $), culmine à 4,18 % autour de 300 000 $, puis décline pour les plus hauts revenus - 3,41 % à 500 000 $ et 2,83 % à 1 M$. C'est le troisième palier élargi, non la baisse du taux maximal, qui produit l'effet principal.
Comment le taux proposé du Québec se compare
À 5 %, le taux général des sociétés proposé par le Québec serait le plus bas des provinces canadiennes, trois points sous le 8 % de l'Alberta et moins de la moitié du 11,5 % actuel de l'Ontario ou du Québec. Il serait aussi sous le taux de 12,5 % de l'Irlande et bien en deçà du taux fédéral américain de 21 %.
3. Coût brut de la réforme
Le coût brut est identique dans les trois scénarios. Le coût annuel plein à la mise en œuvre est de 20,55 G$, déployé à 25 % en 2027, 50 % en 2028, 75 % en 2029 et 100 % en 2030, puis croissant avec l'assiette fiscale à environ 3 % nominal par année.
Période | Coût brut |
|---|---|
5 ans (2027-2031) | 72,5 G$ |
10 ans (2027-2036) | 188,3 G$ |
15 ans (2027-2041) | 322,5 G$ |
4. Récupération dynamique des revenus
Le taux de récupération croît d'environ 10 % en 2027 à environ 40 % au milieu des années 2030 dans le scénario central : emploi et salaires accrus (40 %), investissement et profits des sociétés (30 %), consommation additionnelle et TVQ (20 %), et autres effets économiques (10 %).
4.1 Migration de paliers : un portrait plus fin du canal de l'IRP
Une simulation calibrée sur l'assiette réelle de l'IRP du Québec en 2026 - 7,04 millions de contribuables et 372 G$ de revenu imposable - modélise comment les paliers élargis changent le nombre de contribuables dans chaque palier au fil du temps. Le plafond du troisième palier passe de 132 245 $ à 250 000 $, ce qui déplace un large bloc de contribuables du palier maximal actuel vers le palier réformé de 20,5 %.
Scénario | Récupération IRP 5 ans | 10 ans | 15 ans |
|---|---|---|---|
Conservateur | 6,3 % | 13,8 % | 22,9 % |
Central | 15,1 % | 33,2 % | 55,4 % |
Forte croissance | 25,6 % | 56,8 % | 96,0 % |
5. Canaux de l'emploi et du PIB
Le modèle estime les emplois au-delà du nombre qui existerait sous le statu quo. Le budget du Québec ne projette que 16 100 nouveaux emplois en 2027 avec un bassin de main-d'œuvre en déclin. La création d'emplois du scénario central atteint 200 000 au-delà de la référence d'ici 2041, alimentant l'IRP, le RRQ et la TVQ.
La réduction de l'impôt des sociétés est modélisée comme produisant une réponse modérée d'investissement privé, non automatique. Le modèle suppose que seulement 30 % de la récupération provient de ce canal.
6. Réformes structurelles de l'État
Trois flux d'économies récurrentes croissent vers une cible centrale de 4,5 G$/année d'ici 2031 : restructuration de Revenu Québec (0,75 G$), réforme des crédits d'impôt (1,75 G$) et consolidation de l'approvisionnement et de l'administration (2,0 G$). Les crédits vérifiés C3i (642 M$) et CRIC (673 M$) sont des candidats à la révision; d'autres chiffres demeurent des estimations de travail en attente d'une Commission d'examen des dépenses fiscales.
7. Fermeture d'échappatoires à l'impôt des particuliers
Le total des fermetures identifiées atteint environ 835 M$/année à pleine élimination progressive en 2030, croissant à ~1,16 G$/année d'ici 2041. Il est mené par l'exonération cumulative des gains en capital (364,9 M$), la déduction pour options d'achat d'actions (~200 M$), et de plus petites préférences pour les fonds de travailleurs, les actions accréditives et les spécialistes étrangers.
8. SAQ et SQDC : réforme de marché privé, non simple privatisation
La SAQ a généré 1,389 G$ de revenu net en 2025-26. La réforme fait passer le commerce de détail de l'alcool à un marché privé concurrentiel, tandis que le Québec conserve une majoration de gros de type albertain, la délivrance de permis et la réglementation. Le coût résiduel est d'environ 120 à 150 M$/année.
La réforme de la SQDC suit le modèle ontarien : un grossiste public avec commerce de détail privé sous permis et âge légal abaissé de 21 à 18 ans. Elle est modélisée comme un gain fiscal net d'environ 48 M$/année à pleine transition.
La réforme de la SAQ est-elle 'dans le noir'?
La composante SAQ seule coûte environ 170 à 200 M$/année, en partie compensée par le gain d'environ 48 M$/année de la SQDC. Le coût résiduel combiné de 120 à 150 M$/année est modeste, mais demeure un coût, non un surplus.
9. Impact fiscal net complet
Scénario | 5 ans | 10 ans | 15 ans |
|---|---|---|---|
Conservateur | 50,0 G$ | 120,4 G$ | 201,0 G$ |
Central | 38,0 G$ | 83,7 G$ | 133,9 G$ |
Forte croissance | 30,2 G$ | 61,4 G$ | 96,1 G$ |
Au début et au milieu des années 2030, la récupération dynamique approche 8 à 10 G$/année et les réformes structurelles ajoutent environ 4,5 G$/année, ramenant l'écart fiscal annuel récurrent à environ 9 à 11 milliards dans le scénario central à long terme.
10. Mesures de revenus additionnelles proposées
Trois hausses ciblées de taxes de consommation sont modélisées de façon conservatrice et nettes d'une décote pour réponse comportementale.
Mesure | Mécanisme | Revenu annuel estimé | Verdict |
|---|---|---|---|
Tabac : +5 $ par cartouche | Hausse de la taxe spécifique sur 200 cigarettes; le Québec est actuellement la province la moins taxée à 41,80 $/cartouche | 60 à 100 M$ (central ~78 M$) | Conserver - substantiel et éprouvé |
Taxe d'hébergement : 3,5 % à 5,75 % | Hausse de 2,25 points sur environ 3,7 G$/an d'hébergement taxable | 65 à 90 M$ (central ~75 M$) | Conserver - substantiel, faible distorsion |
Produits de vapotage : +25 % | Surtaxe sur la part provinciale québécoise du droit d'accise coordonné | 20 à 30 M$ (central ~27 M$) | Conserver - plus modeste, mais additif |
Ensemble, les trois mesures devraient générer environ 175 à 180 M$ par année, soit 2,6 à 3,0 milliards cumulativement sur 15 ans avant croissance de l'assiette. Elles utilisent l'appareil fiscal existant et demeurent un flux complémentaire plutôt qu'un cinquième pilier central.
Ligne de revenu révisée | 5 ans | 10 ans | 15 ans |
|---|---|---|---|
Échappatoires fiscales + nouvelles mesures de consommation | 3,8 G$ | 9,5 G$ | 15,8 G$ |
10b. Élimination de la subvention à l'achat de véhicules électriques
Le programme Roulez vert doit déjà mettre fin à ses rabais à l'achat de véhicules neufs le 1er janvier 2027. La plateforme confirme cette élimination, ferme l'exemption de frais d'immatriculation pour véhicules de luxe selon l'échéancier prévu et n'introduit aucun programme successeur.
Des recherches indépendantes concluent que les subventions à l'achat de VE sont structurellement régressives, car les achats demeurent concentrés chez les ménages à revenu plus élevé.
10c. Aide de garde modulée selon le revenu
Le réseau subventionné facture 9,65 $/jour peu importe le revenu. La plateforme préserve l'aide complète sous 100 000 $ et la réduit progressivement jusqu'au tarif du marché à 200 000 $ et plus.
Revenu familial | Aide de garde | Coût quotidien familial estimé |
|---|---|---|
Sous 100 000 $ | 100 % | 9,65 $ (inchangé) |
100 000 $ à 125 000 $ | 80 % | ~17,72 $ |
125 000 $ à 150 000 $ | 70 % | ~21,76 $ |
150 000 $ à 175 000 $ | 50 % | ~29,83 $ |
175 000 $ à 200 000 $ | 25 % | ~39,91 $ |
200 000 $+ | 0 % | ~50 $ (tarif du marché) |
Modélisée sur 220 000 places et un tarif illustratif de 50 $/jour, cette modulation réduit le coût annuel de la subvention d'environ 2,31 G$ à 1,79 G$, soit environ 500 M$/année d'économies. Les familles sous 100 000 $ ne voient aucun changement.
10d. Un fonds souverain québécois
La plateforme propose de diriger les nouvelles redevances énergétiques continentales, nettes de la part municipale de 15 %, vers une version élargie du Fonds des générations. Le fonds accélérerait d'abord le remboursement de la dette jusqu'à la cible de 32,5 % du PIB, puis constituerait un portefeuille dont les rendements soutiendraient les revenus généraux récurrents.
La dette nette s'établissait à 38,8 % du PIB au 31 mars 2026. Le rendement net projeté de 127 à 154 G$ sur 25 ans du programme énergétique constitue une source naturelle de nouveaux apports.
10e. Investissement Québec et les subventions discrétionnaires aux entreprises
Ce levier vise les subventions directes et investissements en capital livrés par les fonds discrétionnaires d'Investissement Québec, distincts des 4,6 G$ de crédits d'impôt traités à la section 6.
Selon l'Institut économique de Montréal, le Québec a versé plus de 8,5 milliards de dollars en subventions aux entreprises en 2024, contre 4,8 milliards en 2018, soit une hausse réelle de 46,2 % et 945 $ par Québécois. Le Budget 2025-26 révèle au moins 515 millions de pertes en 2024 sur des investissements ayant mal tourné. Northvolt et Lion Électrique illustrent le schéma.
La plateforme met fin au mandat discrétionnaire de paris importants tout en préservant le financement des exportations des PME, les prêts de fonds de roulement et l'administration des programmes fédéraux-provinciaux.
10f. Effet combiné des mesures additionnelles
ÉcartFiscalNet_15ans = Brut - Récupération - Structurel - (ÉchappatoiresFiscales + NouvellesTaxesConsommation) - ÉconomiesGarde + SAQ/SQDC - TaxeFoncière
Scénario | Écart fiscal net central sur 15 ans |
|---|---|
Réforme de base (principal, section 9) | 133,9 G$ |
+ 3 mesures de taxes de consommation | 131,3 G$ |
+ taxes de consommation et modulation de garde | 123,8 G$ |
Le chiffre de garde suppose une économie uniforme de 500 M$/année sans capitalisation, maintenue en dollars de 2026. L'élimination du mandat discrétionnaire d'Investissement Québec demeure exclue en attendant une ventilation vérifiée.
10g. Geler l'indexation des paliers, 2031-2035
Après la dernière année de mise en œuvre, cette mesure gèle les quatre seuils de paliers et le montant personnel de base à leurs niveaux de 2030 pendant cinq exercices. L'indexation reprend à partir de 2036. À mesure que les salaires nominaux croissent et que les seuils demeurent fixes, une part croissante du revenu est imposée au palier supérieur.
Période | Revenu additionnel par rapport à une référence pleinement indexée |
|---|---|
5 ans (2027-2031) | 1,0 G$ |
10 ans (2027-2036) | 22,2 G$ |
15 ans (2027-2041) | 54,0 G$ |
Valeur annuelle stable d'ici 2041 | 6,75 G$/année |
10h. Effet combiné mis à jour, incluant le gel des paliers
ImpactFiscalNet_15ans = Brut - Récupération - Structurel - (ÉchappatoiresFiscales + NouvellesTaxesConsommation) - ÉconomiesGarde - RevenuGelDesPaliers + SAQ/SQDC - TaxeFoncière
Scénario | Écart fiscal net central sur 15 ans |
|---|---|
Réforme de base (principal, section 9) | 133,9 G$ |
+ 3 mesures de taxes de consommation | 131,2 G$ |
+ taxes de consommation et modulation de garde | 123,7 G$ |
+ taxes de consommation, modulation de garde et gel des paliers | 69,7 G$ |
À 69,7 G$ sur 15 ans, l'écart central est environ la moitié du chiffre principal de 133,9 G$, principalement en raison du gel des paliers, aussi le chiffre le moins vérifié. Il s'agit d'une analyse de sensibilité, non d'un remplacement du chiffre principal.
11. Comparaison des scénarios et sensibilité
Paramètre | Conservateur | Central | Forte croissance |
|---|---|---|---|
Croissance réelle du PIB en 2030 | ~1,7 % | ~2,5 % | ~2,8 % à 3,0 % |
Taux de récupération à long terme | 20 % à 25 % | ~40 % | ~45 % |
Emploi au-delà de la référence d'ici 2041 | ~100 K | ~200 K | ~250 K+ |
Écart net cumulatif sur 15 ans | ~201 G$ | ~134 G$ | ~96 G$ |
Écart fiscal annuel à long terme | ~15 à 18 G$ | ~9 à 11 G$ | ~5 à 8 G$ |
Le scénario central est recommandé entre un cas pessimiste qui ignore les rétroactions économiques et un cas optimiste qui les surestime. Un report d'un an réduirait le coût brut sur 15 ans d'environ 22 G$ tout en retardant la récupération; une récession en 2027-2028 élargirait l'écart d'environ 18,5 G$.
12. Garde-fous budgétaires
La réforme n'est déployée que conjointement avec un cadre budgétaire publié et une évaluation annuelle du rendement des revenus.
Aucune étape ne procède sans un plan crédible pour protéger les services essentiels de santé, d'éducation et d'urgence.
Les étapes ultérieures de la réduction du taux des sociétés sont conditionnelles à un chiffrage indépendant, au rendement des revenus et aux cibles d'investissement et d'emploi.
13. Limites
Il s'agit d'un chiffrage politique préliminaire, non d'une estimation budgétaire officielle ni d'une microsimulation. Plusieurs intrants - dont le modèle de migration de paliers, les chiffres des crédits CDAE/multimédia/cinéma et les cibles d'économies structurelles - doivent être confirmés avec les microdonnées fiscales du Québec et un examen formel des dépenses. Tous les chiffres sont en dollars canadiens, revenus provinciaux seulement; l'impôt fédéral est exclu.
Critiques anticipées et réponses
'C'est une baisse d'impôt pour les riches'
L'analyse distributive utilise les formules statutaires : la part du revenu conservée est stable au milieu de la distribution et décline pour les plus hauts revenus (2,83 % à 1 M$ contre 4,18 % à 300 000 $). Avec la modulation de garde et la fin de la subvention régressive aux VE, l'orientation envers les hauts revenus est plus nuancée que ce titre.
'L'écart fiscal ne se refermera pas vraiment'
Aucun scénario n'atteint l'autofinancement à 100 %, et le scénario conservateur de 20 % à 25 % est présenté aux côtés du cas central. Il implique encore environ 15 à 18 G$/année à financer à long terme, non zéro.
'Réduire les subventions d'Investissement Québec fera fuir les investissements'
Le cadre préserve les fonctions de financement des exportations et de fonds de roulement des PME et cible le mandat discrétionnaire de paris importants. Il soutient qu'un taux bas, prévisible et à large assise attire davantage qu'un système de paris gouvernementaux au cas par cas.
'Augmenter les taxes sur le tabac, le vapotage et l'hébergement contredit une plateforme à faible imposition'
Ce sont les seules hausses de taxe du cadre et elles sont ciblées. Elles ne touchent ni l'impôt sur le revenu, ni l'impôt des sociétés, ni la TVQ générale. Le Québec demeure la province la moins taxée sur le tabac même après la hausse proposée.
Sources consultées
Source | Utilisée pour |
|---|---|
Budget du Québec 2026-2027 et Plan budgétaire (finances.gouv.qc.ca) | Chiffres de référence du PIB, des revenus, du déficit, de la dette et de l'emploi (section 1) |
Rapport annuel de la SAQ 2025-2026 | Revenu net, ventes et revenus gouvernementaux de la SAQ (section 8) |
Résultats de l'AQIC / la SQDC 2025-2026 | Revenu net, ventes et revenus d'accise de la SQDC (section 8) |
Rapport annuel de l'AGLC de l'Alberta 2023-2024 | Modèle et taux effectif de majoration de l'alcool en Alberta (section 8) |
Rapport annuel de l'OCS de l'Ontario 2024-2025; AGCO | Modèle de gros/détail du cannabis ontarien (section 8) |
Base de données des dépenses fiscales du Québec | Chiffres de l'ECGE et autres crédits d'impôt identifiés (section 7) |
Institut économique de Montréal, Les subventions aux entreprises coûtent 945 $ par Québécois (2026) | Investissement Québec et subventions discrétionnaires (section 10e) |
Budget du Québec 2025-2026, p. F.26 | Pertes de 515 M$ en 2024 sur des investissements (section 10e) |
Université McGill, Max Bell School of Public Policy | Constat de régressivité de la subvention à l'achat de VE (section 10b) |
Statistique Canada, Enquête sur la population active, juillet 2026 | Taux de chômage réel par rapport au taux projeté (sommaire exécutif) |
KPMG, taux d'impôt des sociétés fédéraux et provinciaux/territoriaux (31 mars 2026) | Comparaison interprovinciale et internationale (section 2) |
Dahlby et Ferede, SPP Research Papers | Littérature sur l'impôt des sociétés et la croissance (section 6) |
Annexe A : Formules utilisées dans ce cadre
Chaque montant découle d'une des identités ci-dessous. Les variables avec l'indice _t sont propres à chaque année; 'somme' désigne la somme sur l'éventail indiqué.
A. Coût de la réforme centrale et récupération
Formule | Nom | Rôle dans ce cadre |
|---|---|---|
CoûtBrut_t = CoûtAnnuelPlein x Déploiement_t x (1,03)^(t-2030), t >= 2031 | Coût fiscal brut | Modélise le coût de 20,55 G$ à pleine mise en œuvre, déployé à 25/50/75/100 % de 2027 à 2030 et croissant de 3 % par année ensuite (section 3) |
Récupération_t = CoûtBrut_t x TauxRécupération_t | Récupération dynamique des revenus | Convertit la progression du taux de récupération (10 % à 40 % central) en dollars (section 4) |
Récupération_t = MainŒuvre_t(40 %) + Sociétés_t(30 %) + TVQ_t(20 %) + Autres_t(10 %) | Décomposition de la récupération | Répartit la récupération entre quatre canaux (section 4) |
MasseSalariale_t = EmploisAdditionnels_t x SalaireMoyen_t | Masse salariale incrémentale | Alimente le canal de récupération main-d'œuvre et salaires (section 5) |
HaussePIB_t = PIBRéférence_t x TauxHausse_t | Hausse du PIB | Modélise la croissance du PIB au-delà de la référence du Budget du Québec (section 5) |
B. Réforme de la SAQ et de la SQDC
Formule | Nom | Rôle dans ce cadre |
|---|---|---|
CoûtSAQ = DividendePerdu - MajorationGouv - ImpôtSociétés - FraisPermis | Coût fiscal de la SAQ | Compense le dividende perdu par les nouveaux revenus de majoration de type albertain (section 8) |
CoûtSQDC = DividendePerdu - MajorationGros - AcciseIncrémentale - TVQIncrémentale - ImpôtSociétés - FraisPermis | Impact fiscal de la SQDC (modèle ontarien) | Applique la même logique à la réforme du commerce de détail du cannabis (section 8) |
C. Fermeture d'échappatoires et mesures additionnelles
Formule | Nom | Rôle dans ce cadre |
|---|---|---|
FermetureÉchappatoires_t = (ECGE + OptionsActions + FondsTravailleurs + ActionsAccréditives + SpécialisteÉtranger + CentreFinancier + RésidenceReligieuse) x Élimination_t | Fermeture d'échappatoires fiscales | Élimine progressivement les préférences d'IRP à 25 % par année de 2027 à 2030 (section 7) |
NouvelleConsommation_t = RevenuTabac_t + RevenuHébergement_t + RevenuVapotage_t | Nouveaux revenus de taxes de consommation | Les trois mesures de la section 10a, 180 M$ par année au scénario central depuis 2027 |
CoûtQuotidienFamille(palier) = R_subventionné + (1 - A_palier) x (R_marché - R_subventionné) | Modulation de garde - coût familial | Convertit le pourcentage d'aide en tarif quotidien par palier de revenu (section 10c) |
ÉconomiesGarde_t = somme Places_palier x (R_marché - R_subventionné) x (1 - A_palier) x Jours | Modulation de garde - économies fiscales | Produit l'estimation centrale d'environ 500 M$ par année (section 10c) |
D. Impact fiscal net
Formule | Nom | Rôle dans ce cadre |
|---|---|---|
ImpactFiscalNet_t = CoûtBrut_t - Récupération_t - ÉconomiesStructurelles_t - FermetureÉchappatoires_t + CoûtSAQ_t + CoûtSQDC_t - TaxeFoncière_t | Impact fiscal net (de base) | La formule annuelle derrière le chiffre central de 133,9 G$ sur 15 ans (sections 9 et 12) |
ImpactFiscalNet_t(étendu) = ci-dessus - NouvelleConsommation_t - ÉconomiesGarde_t | Impact fiscal net étendu | Superpose les mesures de la section 10 à la formule de base, produisant 131,3 G$ et 123,8 G$ (section 10f) |
ImpactCumulatif = somme (t = 2027 à 2041) ImpactFiscalNet_t | Impact cumulatif | Produit chaque total sur 5, 10 et 15 ans du document |