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Le PaCQ dévoile sa politique pour lutter contre l'antisémitisme
Le PaCQ a présenté sa politique pour lutter contre l'antisémitisme
26 sept. 2026, 02 h 00POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Le Parti canadien du Québec dévoile une stratégie globale de lutte contre l’antisémitisme
MONTRÉAL, le 25 septembre 2026 — Le Parti canadien du Québec (PaCQ) a dévoilé aujourd’hui une stratégie provinciale visant à lutter contre l’antisémitisme et à renforcer la sécurité des Québécois de confession juive au moyen de mesures touchant l’éducation, la sécurité communautaire, l’application de la loi et la responsabilisation des institutions.
Le chef du parti, Joseph Cianflone, et Joyce Stoliar Shanks, candidate du PaCQ dans D’Arcy-McGee, ont présenté la politique lors d’un point de presse tenu à la place José-Rizal, dans le parc Mackenzie-King, à Montréal.
« L’antisémitisme n’est pas un problème qui se résout par de simples déclarations de condamnation, a déclaré M. Cianflone. Il exige de la prévention, de l’éducation, de la rigueur dans l’application de nos lois et une véritable reddition de comptes. »
B’nai Brith Canada a recensé 6 800 incidents antisémites au pays en 2025, dont 573 au Québec.
Un plan d’action en six volets
La stratégie du PaCQ propose :
- Enseignement de l’Holocauste et sensibilisation à l’antisémitisme : renforcer l’enseignement de l’Holocauste, la formation des enseignants et les ressources pédagogiques, ainsi que l’éducation sur l’antisémitisme, l’extrémisme et la cohésion sociale.
- Mise en pratique de la définition de l’IHRA : offrir aux institutions concernées, aux éducateurs, aux services de police et aux organismes financés par des fonds publics une formation et des lignes directrices fondées sur l’adoption par le Québec de la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
- Sécurité des institutions vulnérables : créer un Fonds pour la sécurité des communautés afin d’aider les synagogues, les écoles juives et les institutions communautaires exposées à des risques accrus à renforcer leur sécurité.
- Coordination provinciale en matière de crimes haineux : améliorer la coordination entre les services de police et renforcer les ressources spécialisées en matière de poursuites.
- Transparence et application de la loi : instaurer des rapports publics uniformes sur les incidents motivés par la haine, les enquêtes, les accusations et les poursuites, dans le respect de la vie privée et de l’équité procédurale.
- Responsabilisation des institutions : exiger des institutions financées par des fonds publics qu’elles maintiennent des politiques efficaces contre la discrimination, des mécanismes de plainte et des procédures pour répondre au harcèlement, à l’intimidation et aux actes criminels.
Le parti examinerait également des zones d’accès soigneusement circonscrites autour d’institutions vulnérables lorsque cela est nécessaire pour prévenir l’intimidation ciblée ou l’obstruction.
« L’angoisse et le traumatisme [...] sont bien réels »
Mme Stoliar Shanks a décrit des mesures de sécurité qui font désormais partie du quotidien de membres de la communauté juive de Montréal, notamment une porte renforcée dans une synagogue et des contrôles de sécurité dans un centre communautaire juif.
« L’angoisse et le traumatisme que vivent quotidiennement les enfants, les étudiants, les parents, les familles et les fidèles sont bien réels et inacceptables », a-t-elle déclaré.
Elle a souligné que le principe qui sous-tend cette politique va au-delà de la communauté juive.
« Aucun groupe de notre société ne devrait vivre dans la crainte pour sa sécurité ou pour sa vie, a déclaré Mme Stoliar Shanks. Chaque personne au Québec devrait pouvoir vivre avec le même sentiment de sécurité. »
Protéger les libertés démocratiques
Le PaCQ a souligné que ses propositions visent l’antisémitisme, les menaces, la violence, le vandalisme, le harcèlement criminel et l’intimidation ciblée — et non les désaccords politiques légitimes ou les manifestations pacifiques.
« Les manifestations pacifiques et les débats politiques légitimes sont des droits essentiels qui doivent toujours être protégés dans une société libre, a déclaré M. Cianflone. Critiquer les politiques d’un gouvernement ne constitue pas un acte criminel. »
Le parti soutient que chaque personne au Québec, sans égard à sa religion ou à ses origines, devrait pouvoir vivre, travailler, pratiquer sa religion, étudier et participer à la vie publique sans craindre la discrimination, l’intimidation ou la violence.
Renseignements pour les médias :
Will Twolan
Communications
Parti canadien du Québec
Courriel : media@particanadienquebec.ca
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DOCUMENTATION
ANNEXE I — ALLOCUTION PRÉPARÉE DE JOSEPH CIANFLONE
Allocution préparée
Mesdames et messieurs, chers concitoyens,
L’antisémitisme n’est pas un problème qui se résout par de simples déclarations de condamnation. Il exige de la prévention, de l’éducation, de la rigueur dans l’application de nos lois et une véritable reddition de comptes.
Depuis trop longtemps, l’antisémitisme prend de l’ampleur au Canada, et plus particulièrement ici même, au Québec. Les chiffres sont aussi clairs qu’alarmants : les données nationales démontrent que la communauté juive est visée de façon disproportionnée par les crimes haineux à caractère religieux. Derrière ces statistiques, ce sont des personnes réelles, des familles, des voisins, qui en viennent à se demander s’ils ont encore leur place dans notre société.
Au Parti canadien du Québec, notre doctrine repose sur une conviction fondamentale : la démocratie est fondamentalement incompatible avec le nationalisme, qu’il soit linguistique, religieux ou de toute autre nature. Lorsque le nationalisme cherche à imposer une conformité idéologique ou à diviser les citoyens, ce sont toujours les minorités qui en subissent les premières conséquences.
L’égal traitement de chaque citoyen devant la loi et la protection absolue des libertés fondamentales doivent demeurer les piliers de notre État et de notre nation québécoise démocratique.
C’est pourquoi nous sommes rassemblés aujourd’hui pour dire haut et fort : trop, c’est trop.
À tous les Québécois et à tous les Canadiens qui nous regardent aujourd’hui : la crise à laquelle nous sommes confrontés n’a rien d’abstrait. Elle se manifeste dans nos rues, sur nos campus universitaires et dans la vie quotidienne de nos concitoyens.
Le plus récent audit national de B’nai Brith Canada révèle une réalité stupéfiante : 6 800 incidents antisémites ont été recensés au Canada en une seule année, soit une moyenne de près de 19 incidents par jour. Ici, au Québec, 573 incidents ont été recensés.
Des synagogues et des institutions communautaires sont prises pour cible. Des étudiants qui circulent dans les corridors de nos universités sont victimes d’intimidation et de harcèlement ciblé. À Montréal, un homme juif a été agressé physiquement dans un parc public; des groupes juifs ont été exclus d’événements civiques; et des murs de l’Université McGill ont été couverts de menaces explicites de violence.
Les récentes attaques violentes survenues ailleurs au pays, notamment l’agression alarmante à Belleville, constituent un sérieux signal d’alarme : la radicalisation en ligne et la haine débridée finissent inévitablement par se traduire par de la violence physique contre des Canadiens qui partagent nos valeurs et nos traditions et qui sont pris pour cible simplement en raison de ce qu’ils sont.
Nous ne pouvons pas — et nous ne resterons pas — les bras croisés pendant que la haine se banalise au Canada.
Aujourd’hui, le Parti canadien du Québec présente une politique globale visant à lutter contre l’antisémitisme, à rétablir la sécurité et la dignité et à renforcer la reddition de comptes dans l’ensemble de notre province.
Notre politique repose sur un principe simple et inébranlable : les Québécois de confession juive doivent pouvoir vivre, travailler, pratiquer leur religion, étudier et participer pleinement à la vie publique sans craindre le harcèlement, l’intimidation ou la violence.
Notre plan d’action repose sur six piliers concrets :
1. Enseignement de l’Holocauste et sensibilisation à l’antisémitisme : renforcer les programmes éducatifs obligatoires dans les écoles et les universités afin de combattre à la source la désinformation, la radicalisation en ligne et la négation de l’Holocauste.
2. Mise en pratique de la définition de l’IHRA : aller au-delà des gestes symboliques en donnant une application concrète à la définition opérationnelle de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà adoptée par le Québec.
3. Sécurité des institutions vulnérables : accroître le financement provincial et les ressources consacrées à la sécurité des synagogues, des écoles et des centres communautaires exposés à des risques accrus.
4. Coordination provinciale en matière de crimes haineux : mettre en place une coordination provinciale proactive et efficace ainsi qu’une collaboration accrue entre les corps policiers afin d’enquêter efficacement sur les crimes haineux et d’en poursuivre les auteurs.
5. Transparence et application de la loi : établir des normes claires de reddition de comptes et assurer la transparence publique quant à la façon dont les services policiers traitent les crimes haineux et le harcèlement ciblé.
6. Responsabilisation des institutions : tenir les institutions financées par des fonds publics — notamment les universités et les municipalités — pleinement responsables lorsqu’elles ne protègent pas les personnes contre la discrimination, le harcèlement ou la coercition idéologique.
Je veux être parfaitement clair en ce qui concerne les libertés démocratiques : les manifestations pacifiques et les débats politiques légitimes sont des droits essentiels qui doivent toujours être protégés dans une société libre. Critiquer les politiques d’un gouvernement ne constitue pas un acte criminel.
Au Canada, nous partageons un respect commun pour le droit international qui doit demeurer sacré et inviolable, à commencer par notre propre comportement en tant que citoyens, voisins et dirigeants d’un ordre international fondé sur des règles.
Les menaces, la violence physique, le vandalisme, le harcèlement et l’intimidation ciblée ne peuvent être excusés ou tolérés simplement parce qu’ils se produisent dans le contexte d’une manifestation politique.
En fin de compte, cette initiative porte sur quelque chose de beaucoup plus vaste qu’une politique particulière. Il s’agit de déterminer si les institutions québécoises sont capables d’assurer la même protection à l’ensemble de nos neuf millions de résidents, si nos lois sont appliquées de manière uniforme et si nos espaces publics demeurent accessibles à tous sans crainte ni discrimination.
La norme que nous établissons aujourd’hui pour protéger la communauté juive est exactement la même que celle qui protège la sécurité publique, la liberté individuelle et l’intégrité démocratique de chaque Québécois, sans égard à son apparence, à sa façon de prier, à la personne qu’il aime, au pays d’origine de ses grands-parents ou à la langue qu’il parle à la maison.
À un moment où l’intégrité de notre élection provinciale est compromise par le nationalisme linguistique, et où Amnistie internationale a dû mettre clairement en garde contre la « dérive autoritaire » de nos politiciens, qui ont également passé cette année à débattre du retrait de nos droits individuels et qui le feront de nouveau prochainement sous couvert d’une « constitution », nous devons demeurer forts et unis, toutes communautés confondues, face à cette haine parmi les plus anciennes.
L’antisémitisme et l’indifférence à son égard constituent des conditions intolérables qui favorisent un déclin encore plus marqué de notre démocratie.
Le nationalisme engendre le nationalisme… jusqu’à ce que les nations s’effondrent.
La promotion patriotique et la préservation de nos cultures, de notre patrimoine et de notre nation collective constituent une force rassembleuse et respectueuse, quelles que soient les origines ethniques ou culturelles de chaque citoyen.
L’antisémitisme n’a pas sa place au Québec. L’indifférence à son égard non plus, pas plus que toute autre forme de nationalisme.
Le temps est venu de faire preuve de leadership, d’exiger une véritable reddition de comptes et d’agir avec détermination.
Merci.
ANNEXE II — ALLOCUTION PRÉPARÉE DE JOYCE STOLIAR SHANKS
Allocution préparée
Bonjour, et merci d’être avec nous aujourd’hui, que ce soit en personne ou plus tard en ligne.
Je m’appelle Joyce Stoliar Shanks. Je suis candidate dans la circonscription de D’Arcy-McGee et j’ai l’honneur d’être ici aujourd’hui aux côtés de Joe Cianflone, chef du Parti canadien du Québec, pour vous présenter cette politique contre l’antisémitisme, dont nous avons grandement besoin.
Je suis fière d’être Québécoise, fière d’être Canadienne et fière d’être juive.
Nous sommes également reconnaissants envers Canadian Women Against Antisemitism pour l’aide et le soutien que l’organisme nous a apportés dans l’élaboration de cette politique.
Le problème de l’antisémitisme ne touche pas seulement le Québec. Comme vous l’avez entendu dans les nouvelles récentes en provenance de Belleville, en Ontario, il y a quelques jours à peine, à Yom Kippour, les crimes haineux visant nos voisins, nos amis et nos collègues ont atteint des niveaux alarmants.
L’antisémitisme a connu une hausse spectaculaire au cours des dernières années. Les statistiques nationales montrent que les Canadiens de confession juive sont ciblés de façon disproportionnée par les crimes haineux à caractère religieux. Ces statistiques témoignent non seulement de crimes, mais d’une véritable épidémie de haine.
J’aimerais vous faire part d’une expérience personnelle qui illustre la réalité à laquelle nous sommes confrontés.
Il y a quelques semaines, je suis allée jouer au mah-jong dans une synagogue de Côte-Saint-Luc. J’avais du mal à ouvrir la porte tellement elle était lourde. Une des femmes qui entrait avec moi m’a expliqué : « C’est parce qu’ils l’ont rendue pare-balles. »
La semaine suivante, je suis allée au Centre Cummings, tout près d’ici. À mon arrivée, on m’a demandé de faire passer mes sacs dans un appareil à rayons X afin de vérifier qu’ils ne contenaient aucune arme.
Sur les campus, certains étudiants de l’Université McGill ont retiré les mezouzot de leurs portes par crainte pour leur sécurité à la suite de menaces proférées à leur endroit. Des parents dont les enfants fréquentent des écoles juives privées ont dû prévoir des mesures et des procédures à suivre en cas de menace ou d’incident.
Depuis le 7 octobre, chaque fois que le téléphone de l’une de mes collègues sonnait au travail et qu’elle voyait que l’école de son fils l’appelait en pleine journée, son cœur s’arrêtait un instant. Lorsque l’appel commençait par « Votre fils va bien », elle pouvait recommencer à respirer. Mais ce n’était pas toujours le cas.
L’angoisse et le traumatisme que vivent quotidiennement les enfants, les étudiants, les parents, les familles et les fidèles sont bien réels et inacceptables.
Ce n’est pas acceptable.
Des mesures en matière d’éducation, de protection et de responsabilisation doivent absolument être mises en place. Voilà, en résumé, l’objectif de cette politique.
Aucun groupe de notre société ne devrait vivre dans la crainte pour sa sécurité ou pour sa vie. Ainsi, même si cette politique vise spécifiquement à lutter contre l’antisémitisme, chaque personne au Québec devrait pouvoir vivre avec le même sentiment de sécurité et avec la certitude que son gouvernement et les autorités font ce qui est nécessaire pour protéger et servir la population.
Je tiens à vous remercier encore une fois d’avoir pris le temps d’être avec nous. Sachez que le Parti canadien du Québec s’engage à mettre en place des mesures visant à protéger et à servir toutes les personnes qui considèrent le Québec comme leur chez-soi.